Une année, un match : 2010

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En ces temps compliqués, retour sur ces matchs qui ont fait l’histoire du DFCO. Aujourd’hui, Dijon FCO– Evian TG en 2010 (Ligue 2)

Pour revoir les précédents Une année, un match : 2004200520062007, 2008, 2009

Nous sommes le 17 septembre 2010, et c’est la 7ème journée de Ligue 2 face à l’Evian Thonon Gaillard FC dans ce bon vieux stade Gaston Gérard. Pas l’adversaire le plus prestigieux du championnat mais une équipe qui a démarré pied au plancher, avec tout de même 4 victoires, 1 nul et 1 défaite pour 10 buts marqués et 3 encaissés. Pas mal du tout pour un promu de National. Le DFCO, lui, est empêtré dans le milieu de tableau avec 1 seule victoire, déjà 4 matchs nuls et 1 défaite en 6 matchs joués. Clairement pas le début de saison rêvé pour la capitale de la Bourgogne, malgré un potentiel intéressant sur le papier.

Énième saison de transition ?

Bang x55 en 3 ans. Grande Seba Ribas

La saison précédente était à l’image de 2008/2009, sans grande sensation. Pas assez forte pour jouer la montée, pas assez faible pour se faire peur, des éliminations atroces précoces en Coupes (défaite 6-1 à Sedan en CDL au 2ème tour, défaite 1-0 contre Versailles en CDF au 8ème tour), l’équipe s’est contentée de ronronner pour terminer à la 9ème place en Ligue 2. Niveau mercato, c’est encore la foire au bétail. Pas moins de 15 arrivées dont quelques-unes notables (Sankharé, Bauthéac, Padovani) et quelques espoirs sortis de nul part (Corgnet, Bamba, Caceres) pour compenser les nombreux départs. Le tout toujours encadré par Patrice Carteron pour la seconde saison de suite. Mais à quoi s’attendre de plus cette saison ? D’autant plus que son leader, Sebastián Ribas, est en fin de contrat et commence à taper dans l’œil de plusieurs clubs qui aimeraient bien l’attirer gratuitement. Et après 3 ans en Ligue 2, on comprend aisément qu’il puisse avoir des envies de départ une fois la saison terminée…

Autre détail important, le vieux bloc de béton côté Sud a laissé place à une vraie tribune jumelle à la Nord. De quoi agrandir considérablement la capacité de Gaston Gérard, bien que les affluences restent pour l’heure assez modestes…

Bang, bang, bang, je m’appelle Sebastián Ribas

Avec les commentaires des mecs de l’ETG, c’est encore plus savoureux

Comment se mettre en confiance quand on est attaquant ? Et bien, il suffit d’être bien placé et de marquer au bout de 3 minutes. Dans son style bien caractéristique, Ribas pousse le ballon au fond suite à une remise incroyable de Lhadji Badiane en pleine extension. Si l’ETG tente timidement de réagir, Dijon continue d’appuyer à font sur l’accélérateur. 7ème minute, Badiane est lancé plein axe par un défenseur savoyard et se fait faucher par Laquait. Carton rouge pour le gardien et pénalty pour Ribas, qui le transforme en force comme il sait si bien le faire. Vous croyez que c’est fini ? 11ème minute, coup franc côté droit pour Bauthéac qui termine sur la tête de Badiane (décidément dans tous les bons coups). Il trouve la barre mais devinez qui est encore présent à la retombée du ballon pour marquer ? Encore et toujours Sebastián Ribas. 11 minutes jouées, le triplé pour lui et 3-0 pour un DFCO qui marche littéralement sur l’eau pendant que son adversaire est KO. Les rouges continuent en plus d’obtenir des occasions mais cette fois-ci, la réussite est moins présente et quand l’arbitre siffle la pause, il y toujours 3 buts à 0 pour les locaux.

Malgré son infériorité numérique, Evian revient bien des vestiaires et profite d’une marquage défaillant de Steven Paulle sur Adnane pour réduire le score à la 51ème minute (3-1). Début de la remontada sauce savoyarde ? Que nenni. Connaissez-vous Eric Bauthéac ? Si non, admirez son superbe coup franc plein lucarne à 63ème minute (4-1). L’ETG continue d’attaquer en vain, et Benjamin Corgnet profite d’une nouvelle approximation défensive pour marquer son premier but dans le monde professionnel à la 76ème minute. 5-1 score final pour le DFCO, qui lance enfin sa saison et de quelle manière ! Le début d’une aventure ? Et bien, rendez-vous en mai pour en savoir plus…

Aurel

Salut, oui c'est moi.

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