Une année, un match : 2005

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En ces temps compliqués, retour sur ces matchs qui ont fait l’histoire du DFCO. Aujourd’hui, Dijon FCO – Amiens SC en 2005 (Ligue 2)

Nous sommes le 16 décembre 2005, et c’est la 19ème journée de Ligue 2 Orange au programme. Le DFCO, courageux 4ème du championnat la saison d’avant (2004/2005) en étant promu de National et plus petit budget de tous les clubs participants, occupe seulement la 12ème place du classement. La faute notamment à un parcours à domicile désastreux, puisque le club n’a toujours pas triomphé une seule fois à Gaston Gérard depuis juillet. 8 matchs joués, 3 nuls pour 5 défaites, seulement 5 buts marqués contre 12 encaissés. Alors qu’à l’extérieur, Dijon est la meilleure équipe de Ligue 2 avec 5 victoires, 4 nuls et une défaite seulement en 10 matchs joués ! Un comble.

« Ceux qui jouent en rouge gagnent plus de matchs »

Les supporters sont eux désabusés par cette différence flagrante entre les résultats à domicile et à l’extérieur. Alors que GG accueille en moyenne entre 4000 et 5000 spectateurs (avec une pointe à 5197 contre Guingamp), les gens commencent à déserter les travées, déçus de la tournure des événements. A tel point que contre Amiens, seulement 3160 personnes sont présentes soit la plus faible affluence. Le président Gnecchi, inquiet, cherche une solution pour conjurer le mauvais sort à domicile et va en trouver une de manière plutôt inattendue. Un de ses proches lui glisse dans l’oreille que les équipes jouant en rouge ont plus de chance de gagner et la décision est prise, le DFCO va revêtir son maillot « Third » qui était, hasard du destin, rouge. Simple superstition ? Ce n’est pas l’avis du mythique entraîneur de Liverpool, Bill Shankly, qui a depuis longtemps considéré que le rouge donnait un impact psychologique significatif. Une vérité confirmée par une étude très sérieuse des universités de Plymouth et Durham en 2008 !

Toujours est-il que 11 dijonnais sont donc arrivés sur la pelouse de Gaston Gérard avec un équipement entièrement rouge. Maillot, short, chaussettes. Et malgré tout, Amiens ouvre le score sur pénalty à la 27ème minute grâce à Fernando Casartelli. 0-1, ce sera donc le score à la mi-temps. Tout le monde commence à se dire que l’on se dirige à nouveau vers une nouvelle défaite à la maison, au mieux un match nul. Et tout le monde aura faux. Revenu plein de bonnes intentions, le DFCO va renverser la vapeur en l’espace de 11 minutes. 77ème minute, Frédéric Laurent égalise. 88ème minute, pénalty pour Dijon. Helder Esteves ne tremble pas et fait basculer le match, les rouges mènent 2-1 alors que la fin du match est proche. Et même si un second carton jaune de Denis Stinat synonyme d’expulsion à la 90ème minute vient perturber une dernière fois la rencontre, le DFCO remporte son premier match à domicile pour le compte de la saison 2005/2006. Un soulagement pour le club, pour les joueurs et pour le staff, qui viennent d’en terminer avec cette malédiction qui les poursuivait.

Seule photo potable du maillot porté ce jour-là. Merci à Philippe Duchatel pour cette pépite (http://museedfco.e-monsite.com/)

La révolution rouge

Dès lors, le DFCO ne se parera plus que de rouge. Le club va opérer un changement radical. Changement de logo pour commencer. Fini l’arc de triomphe bleu et rouge et la petit chouette faisant penser à un Hoothoot mal réveillé, place désormais à un blason rouge avec l’inscription DFCO 1998 (et Dijon Football Côte d’Or en plus petit en dessous) plus en phase avec l’époque moderne (le logo sera peaufiné en 2015 et la définition de DFCO disparaîtra par la même occasion).

Adieu aussi le maillot bleu marine qui a fait la fierté de la ville durant des années et que l’on ne reverra que lors de la saison 2018/2019 en maillot « Third », place au rouge vif. Depuis 2006, le rouge est devenu la couleur principale du club.

Voilà comment un simple conseil donné (ou une simple superstition, au choix) a forgé l’identité du DFCO actuel. Sans cela, peut-être que nos rouges joueraient encore en bleu aujourd’hui. Ou en jaune. Ou même en vert, comme ce fut le cas une fois (#PotentielSpoiler).

Aurel

Salut, oui c'est moi.

3 réflexions sur « Une année, un match : 2005 »

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