Le bilan de l’année 2019

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L’année 2019 a été particulièrement mouvementée sur de nombreux points pour le DFCO. Joueurs, matchs, institution, supporters, rien ni personne n’a été épargné durant ces 12 derniers mois. C’est le moment de regarder derrière soi, pour voir ce qu’il s’est passé et ce qu’il se passera dans le futur.

Résumé de l’année

Dès le 1er janvier, le ton était donné. Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur le plus marquant de la jeune histoire du club, a été licencié. Le DFCO n’a plus d’entraîneur et c’est David Linarès qui va assurer l’intérim pour le 32ème de Coupe de France. En situation très critique en championnat, le club n’avait pas besoin de ça pour se compliquer la tâche. Et après de nombreuses rumeurs glamours (Girard, Courbis entre autres), c’est finalement Antoine Kombouaré qui prend la place d’ODO. Magnifique gestion, quand on sait que cette personne s’est fait virer de Guingamp un mois avant pour manque de résultats probants (l’EAG était 20ème et dernier de Ligue 1). Niveau mercato, la fumette ayant visiblement été autorisée dans les bureaux du club, Sory Kaba débarque pour 4M€ de Elche. Elche en Liga 123 (D2), et 17ème. Voilà voilà.

Malgré un réveil fracassant en CDF face à Saint-Etienne (victoire 3-6 !), l’équipe a toujours autant de mal en Ligue 1 et sans la nullité abyssale des concurrents comme Guingamp ou Caen, l’espoir aurait dû s’envoler dès le mois d’avril. Mais comme dit précédemment, la concurrence étant au même point (mort) que Dijon, tout s’est joué à celui qui aurait l’alignement des planètes pour lui. Et c’est à Gaston Gérard, lors de la dernière journée de Ligue 1 contre Toulouse, que tout s’est mis à sourire au DFCO. L’EAG déjà condamné, Caen qui se troue totalement contre un Bordeaux qui n’avait pas gagné depuis 6 matchs et qui marque via un ancien dijonnais (Younousse Sankharé), un TFC qui fait jouer ses jeunes, un VAR qui accorde le but de Tavares et qui propulse l’équipe en barrages. Et histoire de conclure le tout, un barrage surréaliste contre le RC Lens. Match aller, un bon nul ramené dans un Bollaert en fusion grâce à un but de Kwon qui ne se tue miraculeusement pas en retombant sur la tête (1-1). Match retour, un festival de Sliti pour ouvrir le score, puis les désormais mythiques erreurs de Vachoux offrent un maintien encore inespéré quelques jours avant. Le miracle dijonnais.

De bonnes nouvelles n’arrivant jamais seules, Kombouaré annonce son départ ainsi que celui de son « staff » et c’est un ancien de la maison, Stéphane Jobard, qui revient au club et passe nº1 pour la première fois de sa carrière de coach.

« ATTAQUEZ »

Changement d’entraîneur, début d’une nouvelle ère et par ricochet, grand ménage dans l’effectif. Exit Rosier, Yambéré, Sliti, Saïd (qui a fait grève pour partir à Toulouse, ceci n’est pas une blague), Allain, Jeannot, Kaba, Abeid, Keita, Kwon, Bouka-Moutou (RIP légende), Haddadi et Massouema. Bienvenue à Mama Baldé, Ecuélé Manga, Mendyl, Chouiar, Cádiz, Alfred Gomis, N’Dong, Mavididi, Matheus Pereira, Bryan Soumaré et à un stagiaire venu de RDC via le programme Erasmus +++, Glory Ngonda. Problème, hormis BEM et Mama Baldé, toutes les autres recrues sont arrivées tardivement et le début de saison a été catastrophique. 4 défaites à la suite pour commencer et un niveau de jeu qui était proche du néant (notamment contre Bordeaux). Heureusement, grâce à l’apport des petits nouveaux dont on va reparler, l’équipe et Joby redressent la barre en affichant un visage parfois très séduisant. D’ailleurs, cela conduit par exemple à une masterclass de tout le monde contre le PSG à domicile pour la 1ère victoire de l’histoire du DFCO contre Paris en Ligue 1 (2-1). Maître dans l’irrégularité, Dijon termine la phase aller du championnat 2019/2020 à la 16ème place. Avec le sentiment de pouvoir faire mieux, beaucoup mieux.

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Pour le kiff

Les plus

Le renouvellement de l’effectif. L’équipe arrivait à la fin d’un cycle après 3 saisons et il fallait impérativement du sang frais. Si l’on peut reprocher énormément de choses à la direction du club, on peut pas dire qu’elle ne sait pas vendre ses joueurs. Wesley Saïd à Toulouse pour environ 8M€, c’est du génie. Vendre Rosier au Sporting CP pour 5M€ et récupérer Mama Baldé gratuitement avec en plus, idem. Réussir à limiter la casse avec Sory Kaba, c’est aussi très bien. Filer Jules Keita pour 1.5M€ à Lens, un exploit.

Et au niveau des arrivées, le tir a bien été rectifié aussi en comparaison avec la saison d’avant. Alfred Gomis, Bruno Ecuélé Manga, Jhonder Cádiz, Stephy Mavididi, Didier N’Dong, Mama Baldé. Hormis Mounir Chouiar débarqué de Lens pour 3.5M€, aucun d’entre eux n’a coûté plus de 2M€. Du sang frais qui apporte beaucoup à l’équipe pour pas grand chose, voilà qui fait plaisir.

Le nouveau centre d’entraînement. Annoncé fin décembre, le DFCO va enfin se doter d’un nouveau centre d’entraînement à la hauteur d’un club de Ligue 1. Même si les Poussots ont un certain charme et donnent une grande proximité au public, il faut bien avouer que les infrastructures ne sont pas au niveau d’un club d’élite. Prévu pour fin 2020 pour l’équipe première dans un premier temps, il faudra espérer que ce formidable outil serve en Ligue 1.

C’est joli. Dommage que le cabinet d’architectes ait mis une photo des joueurs du PSG en fond quoi (Crédit : dfco.fr)

Stéphane Jobard. Une fois le maintien assuré, tout le monde priait pour que Antoine Kombouaré quitte le DFCO. Les Dieux du Football nous ayant entendus, c’est un pur produit dijonnais qui a pris sa place. Stéphane Jobard ou Joby pour les intimes revient au club, et dans le rôle d’entraîneur principal qui plus est. Malgré des débuts compliqués, il a réussi à mettre en place une philosophie de jeu intéressante bien que cela soit (trop souvent) sur courant alternatif. Quelques coups de coaching bien sentis sont à noter (Mavididi et le changement de système contre Paris, Sammaritano contre Rennes), mais aussi quelques loupés (le match contre Metz, la leçon subie par ODO à Brest). A noter la polémique le concernant dans une affaire de vol deux saisons auparavant, remarquablement gérée médiatiquement. Un bilan encourageant étant donné le contexte, en espérant que cela continue par la suite.

Le DFCO nouvelle génération a une belle gueule quand il le veut

Les moins

Une demi-saison en enfer. Soyons très clairs, jamais les supporters du DFCO n’avaient connu ça. Du 1er janvier au 2 juin, c’est un sentiment de souffrance et d’impuissance qui a perpétuellement habité les gens. Licenciement du meilleur entraîneur de l’histoire du club, arrivée de Kombouaré, jeu dégueulasse, joueurs en dessous de tout, direction à la ramasse. Heureusement, certains joueurs ont été bénis par les Dieux du ballon rond et ont réussi l’incroyable à savoir maintenir l’équipe en Ligue 1. Malgré cette fin heureuse, il ne faut pas oublier tout ce qu’il s’est passé pour en arriver là. Le DFCO a vécu au bord du précipice en dépendant systématiquement des autres équipes, et s’en est sorti uniquement grâce à la nullité des autres qui sont, eux, tombés. Plus jamais. Plus jamais on ne veut revoir ça. Plus jamais on ne veut connaître cette horreur.

Un projet illisible. Allons nous poser 5 minutes, et tentons de répondre à cette question : quel est le projet du club ? Compliqué hein ? Et bien, c’est tout le problème. Aujourd’hui, le DFCO a réussi à s’inscrire dans la durée en Ligue 1 puisque c’est la quatrième saison à ce niveau de suite. Mais après ? Hormis une saison (2017/2018) où le maintien a été d’une facilité déconcertante à obtenir, l’équipe s’est sans cesse battue pour se sauver jusqu’au bout. Aujourd’hui encore, les ambitions ne sont pas plus élevées. Le club semble vouloir miser sur de jeunes recrues, mais sait pertinemment qu’il ne pourra pas les garder indéfiniment et qu’il finira par entrer dans une spirale de trading à terme. Les meilleurs joueurs disponibles, eux, n’ont évidemment aucun intérêt financier et sportif à venir jouer à Dijon. Il va donc falloir passer un cap à un moment à un autre, pour devenir un trouble-fête crédible en Ligue 1 et ainsi reprendre une progression qui s’est arrêtée depuis maintenant un an. Une réorganisation du club parait nécessaire, un changement d’actionnaire majoritaire et de direction aussi. D’ailleurs…

Une gestion des supporters et du public ignoble. Tout a été dit sur le sujet, inutile de remuer le couteau dans la plaie. Suite à un conflit entre le seul groupe crédible à Dijon, les Lingon’s Boys, et la direction, le stade est devenu un cimetière. Ayant eu l’occasion de me rendre à GG fin novembre pour le match contre Rennes, c’est avec tristesse que j’ai pu constater le silence terrible qui règne désormais dans les tribunes. Déjà affreux à la TV, c’est encore pire à vivre sur place. Malgré des joueurs et des spectateurs s’en plaignant, la direction et son gentil directeur de la sécurité continuent d’être complètement fermés à ce sujet. Quitte à ce que cela joue contre l’équipe. Un stade complètement vert contre l’ASSE, un silence de mort contre Bordeaux ou Metz, cela ne choque visiblement personne à la tête du club. Un autre problème régulièrement évoqué est le prix des places. 16€ derrière les buts, dans un stade ouvert à tous les vents pour un match contre Rennes, c’est effectivement très cher. Et si vous comptiez vous abonner, n’oubliez pas que le DFCO était simplement 3ème au classement des abonnements d’entrée de gamme les plus chers, au prix sympathique de 230€ (saison 2018/2019). Derrière des clubs comme l’OM, l’ASSE ou l’OGC Nice. La notion de soutien populaire, on ne connaît pas chez nous alors que le succès d’un club repose en partie là-dessus. Le DFCO et ses supporters, une histoire d’amour pour le meilleur et surtout pour le pire (et pour le portefeuille).

Un kop au centre de la tribune, ça change beaucoup de choses
#BringBackOurUltras

Voilà, c’est fini pour cette année 2019. En espérant que 2020 soit un meilleur cru, ce qui ne devrait pas être compliqué si on ne fait pas n’importe quoi.

Je voulais également tous vous remercier, et ceux qui ont lu ce papier déjà. Mais aussi les très nombreuses personnes avec qui j’ai pu échanger durant cette saison sur les réseaux malgré la distance, celles que j’ai pu rencontrer IRL et qui sont aussi gentilles que sur Twitter. Remercier les copains du Dijon Show qui font un travail remarquable pour suivre l’actualité du club (allez aussi vous abonner à leur page Facebook, compte Twitter et compte Instagram). Remercier Aurélien, Jérémy et Hélène de l’équipe communication du club, qui m’ont ouvert les portes plus d’une fois cette année et m’ont fait vivre de grands moments de l’intérieur. Remercier les joueurs et le staff, qui nous ont fait vivre des émotions folles malgré cette année compliquée. Puisse 2020 être une année pleine de succès sportif pour le club, et synonyme de retour pour les Lingon’s Boys et l’ambiance dans nos tribunes.

Une dernière chose, n’oubliez pas que nous sommes tous sur le même bateau, nous supporters. Peace.

Aurel

Salut, oui c'est moi.

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