2019/2020 : Une saison charnière pour le club

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Ça y est, nous y sommes. La saison 2019/2020 de la Ligue 1 Conforama va enfin commencer, et le Dijon Football Côte d’Or va donc repartir pour 38 matchs (ou plus) dans l’élite pour la quatrième saison consécutive. Miraculeusement sauvé suite à une dernière journée de championnat où les planètes se sont alignées en faveur des rouges, puis à un barrage où l’équipe est passée au forceps face au RC Lens (#MerciVachoux), le club majeur de la région Bourgogne-Franche Comté va vivre un tournant de son histoire. En voici les raisons :

Des droits TV qui vont exploser

Ça fait beaucoup d’argent tout ça

Pour la saison 2020/2021, de nombreux changements vont intervenir. Tout d’abord le nom du championnat, qui va devenir la Ligue 1 Uber Eats. Ensuite, et c’est clairement le changement à l’impact le plus notoire, c’est le début des nouveaux droits TV qui ont plus que doublés pour la période 2020-2024. En passant de 578.4M€ à 1.2Mds€, pas besoin de vous faire un dessin. Le DFCO pourrait toucher, rien qu’en droits TV, l’équivalent de son budget pour la saison 2018/2019, rien de moins. Le président, piètre décideur mais excellent trésorier, l’a très bien compris. Qui dit plus de moyens financiers dit investissements accrus sur les infrastructures, dans les engagements contractuels avec les joueurs ou bien sur le marché des transferts. Et vous pouvez le croire, les 2 ou 3 clubs qui tomberont en Ligue 2 la saison prochaine pourront pleurer pendant des années. Plus que les autres saisons, celle-ci va peser très lourd dans le destin de certains clubs. Ce qui explique la course à l’armement chez certains, comme à Brest par exemple.

Un public à (re)conquérir

Un kop au centre de la tribune, ça change beaucoup de choses
Un kop au centre de la tribune, ça change beaucoup de choses

Si vous êtes supporter dijonnais, replongez-vous dans la saison dernière. Êtes-vous capable de ressortir 3 matchs qui vous ont marqué, en excluant les barrages ? Toulouse, pour le contexte. Strasbourg, pour le but de Kwon d’une importance capitale. Saint-Etienne en Coupe de France, pour les 6 buts marqués. Mais en terme de jeu, combien sont restés en tête ? Aucun ou presque. Ce qui avait fait la force de l’équipe en 2017/2018, et avait attisé la sympathie du public dijonnais et mêmes des supporters adverses à savoir un jeu purement offensif, a complètement disparu en 2018/2019. Combien de purges a-t-on dû endurer, de matchs sans aucune saveur où seul le génie d’un Sliti ou les rushs solitaires d’un Kwon ou Saïd nous sortaient de la torpeur provoquée par une rencontre ennuyante ? Beaucoup trop.

Stéphane Jobard, le nouveau coach, le sait bien. Il sait qu’il a beaucoup de travail sur la planche, que de nombreuses têtes sont parties et qu’il faut donc tout refaire. D’ailleurs, en parlant du coach…

Un nouveau coach, un nouvel effectif, un nouveau cycle

« BALANCEZ SUR TAVARES, VERS L’AVANT, ALLEZ » « Stéphane, c’est fini l’époque Kombouaré. On pourrait peut-être rejouer au football maintenant »

Ce qu’il s’est passé cet été peut s’apparenter à une véritable purge de l’effectif. Haddadi, Bouka-Moutou, Abeid et Allain laissés libres, puis Kwon, Rosier, Yambéré, Kaba, Massouema et Saïd (bien) vendus. Pas moins de 10 joueurs ont quitté l’effectif cet été (en attendant Sliti et potentiellement d’autres), seulement 4 sont arrivés (Baldé, Soumaré, Ecuele-Manga et Ndong) au 8 août. Le mercato n’est pas encore fini, mais celui-ci est déjà bien plus intéressant qu’il peut laisser paraître. Hormis Kaba, tous les autres sont arrivés au début du cycle de 3 ans et il est évident qu’il fallait apporter du sang neuf dans l’équipe. En misant sur un groupe plus réduit et en ciblant le recrutement sur du qualitatif plutôt que du quantitatif, le club cherche à entamer un nouveau cycle plus vertueux.

En plus de l’effectif qui a énormément changé, le staff a également poursuivi sa mutation avec le retour de Stéphane Jobard en tant qu’entraîneur en chef. Il aura la tâche de conduire l’équipe vers des cieux plus cléments, loin des turbulences de la saison dernière entre le licenciement d’Olivier Dall’Oglio et l’intérim horrible d’Antoine Kombouaré. Il va être intéressant de voir comment « Joby » va assumer la responsabilité du costume de numéro un, pour sa première expérience à ce poste. Enfant du club ayant tout connu, il sait qu’il aura une marge de manœuvre en début de saison pour expérimenter et trouver la bonne formule. Celle qui évitera au club de replonger dans des eaux sombres, provoquant des remous que le DFCO ferait bien d’éviter cette saison.

Celle-ci s’annonce passionnante, enthousiasmante sur des bien des points. Mais aussi angoissante et stressante, car les erreurs vont se payer cash dans un championnat plus homogène encore que la saison passée. Dijon, Metz, Brest, Amiens, Toulouse, Nantes, Angers, Nîmes, Reims, la Ligue 1 du bas va être terrible. Au DFCO de montrer que sa place est désormais pleinement dans l’élite.

Aurel

Salut, oui c'est moi.

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